Avant Chogan
Je m'appelle Andreia, j'ai 35 ans, je suis mariée et j'ai deux filles incroyables de 10 et 4 ans.
Professionnellement, on peut dire que j'ai fait beaucoup de choses : secrétaire sociale, agente d'entretien, factrice, employée de vente et de restauration, hôtesse d'accueil, l'immobilier, l'événementiel. En 2020, je fais une reconversion, une formation en marketing, et me voilà social media manager, avec un mari media buyer. On ouvre notre agence de marketing digital et on enchaîne les mandats.
On pensait être indépendants et libres. Finalement, on était tenus par nos clients, exigeants et pas sérieux dans les paiements. La descente commence. On s'accroche comme on peut, mais les dettes arrivent et l'argent commence à manquer, même pour manger.
Juin 2025
Après des mois, voire des années, à suivre quelques personnes se lancer dans cette activité, je décide de regarder une présentation. On est en début de mois, je suis déjà dans le négatif, mais quelque chose me dit que c'est ma dernière chance avant de couler.
Je n'ai pas les moyens d'investir, alors je m'inscris avec Klarna. Je me dis que si j'arrive déjà à 200.- par mois, c'est top, et qu'il me faudra 30 jours pour rembourser la mallette. En l'attendant, je me forme un maximum, dès que j'ai un moment de libre.
La mallette arrive le jour d'un apéro improvisé. Je la prends avec moi pour l'ouvrir là-bas. La découverte intrigue les clients et les employés du restaurant, et je repars avec 480.- de commandes. Ma mallette est plus que rentabilisée. Je souffle, et je me permets d'y croire.
L'été
Les semaines s'enchaînent : le travail, Chogan, les enfants, le couple. On sent qu'on a besoin d'une pause, alors on part en vacances en voiture, avec une seule condition : « c'est les ventes qui nous feront revenir ».
Je suis encore timide sur les réseaux. Je ne veux pas entendre les avis négatifs, je ne veux pas qu'on me voie si ça ne marche pas. Je fais mon petit bout de chemin. On passe quatre semaines de vacances incroyables grâce aux ventes faites pendant le séjour.
Puis je fais quelques stories, histoire d'activer un peu les ventes. Je suis assommée de questions et de personnes intéressées : « Si toi tu y crois, je veux y croire aussi. »
Aujourd'hui
Je n'avais pas imaginé une seconde construire une équipe, je n'étais pas partie pour ça. Et pourtant, trois mois après le début de l'aventure, on est 11 après une seule présentation d'activité.
La suite est tout aussi folle. Au dernier trimestre, avec moins de 50 personnes dans l'équipe, on valide Améthyste, puis Onyx, puis Améthyste à nouveau : plus de 3'000.- de commissions.
Bien évidemment, je garde les pieds sur terre : on habite en Suisse, et ce revenu ne suffit pas pour vivre. Mais on s'accroche, et on accompagne aujourd'hui plus de 90 personnes, dans 4 cantons suisses, un peu partout en France jusqu'en Guadeloupe, en Espagne, en Italie et au Portugal.